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À jour au 2026-06-10. Les chiffres et descriptions suivent la littérature publiée, pas le matériel promotionnel.
Cet article considère la place des femmes dans l'attribution du prix Nobel (incluant le Prix d'économie, qui n'est pas un Nobel au sens strict). Ce prix a été décerné 68 fois à des femmes, dont deux fois à Marie Curie qui en est par ailleurs la première récipiendaire féminine. Avec 4 % de lauréates environ une fois les organisations écartées au cours des cent premières années d'existence de la distinction, la faible proportion de femmes ayant reçu un prix Nobel révèle le fossé des genres existant dans les domaines d'attribution du prix. Les femmes sont plus fréquemment récompensées pour des actions en faveur de la paix et en littérature, et même dans ces deux domaines, leur nombre est toujours très inférieur à celui des hommes. Plusieurs raisons sont pointées du doigt, en partie différentes selon les périodes historiques. Tantôt sont soulignés l'inaccessibilité du domaine scientifique pour les femmes, puis le contexte de la guerre froide, le manque de réseaux de pairs, de propositions de femmes ou un entre-soi trop grand entre femmes et hommes dans tous les domaines récompensés par le prix. Un effort notable a néanmoins été réalisé par les comités Nobel depuis les années 1990 pour corriger les multiples biais dont ils ont été accusés au fil des années.
Sources : fr.wikipedia.org
Le nombre de 67 femmes nobélisées est à comparer aux 904 hommes récompensés et aux 30 récompenses pour 27 organisations différentes. Des femmes ont été notablement lésées dans l'attribution des prix Nobel, générant parfois de grandes controverses lorsqu'elles ont été écartées. Durant les cent premières années du prix Nobel, on ne trouve que 4 % de lauréates environ une fois les organisations écartées, soit près de 3 % en sciences et moins de 10 % en moyenne pour la littérature et pour la paix. La première cause est, tout au moins pour la période la plus ancienne, l'impossibilité presque totale faite aux femmes d'entrer dans une carrière scientifique de haut niveau. Cela a l'effet logique de réduire le nombre de découvertes significatives réalisées par les femmes. La deuxième cause peut être la tendance de la société à empêcher les femmes plus que les hommes à accéder aux situations et aux postes à responsabilité ouvrant la route à une désignation. Certains auteurs affirment qu'un biais s'est établi aussi durant la guerre froide : de 1948 à 1962, de nombreuses femmes sont proposées, mais aucune retenue pour aucun des prix, une conséquence de « l'attitude macho » du jury de l'époque, qui considère comme nécessaire de promouvoir des figures « fortes », en l’occurrence des hommes, dans un contexte guerrier. La troisième cause expliquant le faible nombre de lauréates pourrait être expliqué en partie par le manque de propositions des femmes aux prix.
Sources : fr.wikipedia.org
Plusieurs raisons sont avancées : elles manqueraient du réseau nécessaire pour se faire proposer, les hommes se sélectionnant entre eux et les femmes ne se cooptant pas ou encore que les femmes sont plus promptes à créditer leurs collègues — et à remercier d'autres femmes pour les avoir encouragées — là où les hommes le font peu ou moins, d'où une réputation moins grande pour les femmes à compétences égales. Une quatrième cause peut être l'existence d'une disproportion très forte des genres dans certains domaines scientifiques. La proportion de femmes dans les sciences physiques ou économiques, qui sont des sujets pour lesquels existe un prix, est faible alors que la proportion des femmes dans d'autres domaines de recherche non récompensés est bien plus élevée. Dans un autre registre, une statistique indicative du statut marital des lauréates jusqu'en 2000 montre que sur 29 lauréates à l'époque, neuf ne sont pas mariées ou sont divorcées et sept sont sans enfants. Mise en parallèle avec le rôle sociétal d'éducation des enfants dévolu classiquement aux femmes, cette statistique montre que la conciliation entre un parcours menant à un prix Nobel et une vie de famille est encore trop complexe. Les années 2000 marquent une évolution notable de cette situation : en 2009, un record est atteint lorsque cinq femmes sont récompensées par le prix Nobel sur neuf récipiendaires au total cette année-là.
Sources : fr.wikipedia.org
En 2016, est dressé le constat d'une proportion de 9,79 % de lauréates depuis 2000, soit « une tendance nouvelle en termes relatifs, avec plus qu'un doublement du taux de féminisation du prix Nobel ». En 2018, la part de femmes distinguées depuis l'origine s'élève ainsi à un peu plus de 5 %. Au total, entre 2001 et 2019, 23 femmes sont récompensées. Néanmoins, une étude statistique de 2019 conclut, concernant le champ scientifique des Nobel, que l'inégale répartition des prix par sexe s'explique à 96 % de probabilité par la subsistance d'un biais de genre en défaveur des femmes.
Sources : fr.wikipedia.org
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